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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 07:46
Christian Soleil public : "Virginia Woolf et Duncan Grant : une amitié entre chien et loup"

Christian Soleil publie chez Edilivre un nouvel opus sur le groupe de Bloomsbury. Cette fois, il se penche sur les relations entre l'écrivain Virginia Woolf et le peintre Duncan Grant. L'auteur a déjà écrit différents ouvrages sur ces deux personnages phares du groupe de Bloomsbury.

Virginia Woolf est l'une des auteures les plus douées et les plus connues de sa génération. Duncan Grant, qui partage la vie de sa sœur Vanessa Bell, est le peintre le plus en vue de la verte Albion. L'une est une pure intellectuelle, en lutte contre les rigidités morales héritées de l'ère victorienne. L'autre est un intuitif qui mène sa vie comme bon lui semble, avec la liberté et l'hédonisme que lui impose sa sexualité hors normes.
L'un et l'autre appartiennent au groupe de Bloomsbury, cercle d'artistes et d'intellectuels qui révolutionna l'art et l'esprit anglais au début du XXe siècle. Entre les deux se développe une amitié teintée d'admiration mutuelle. Ils se regardent, s'observent, se jaugent comme deux animaux de races différentes dans un immense respect mutuel.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 05:59

Christian Soleil publie un ouvrage pratique destiné aux professeurs et étudiants en école de commerce ou d'ingénieurs : "Méthodologie de l'étude de cas - Marketing, management, communication.

Résumé :

L'étude de cas est un outil pédagogique reconnu et indispensable. Il est utilisé depuis plusieurs décennies dans différentes versions pour permettre aux étudiants et plus généralement aux apprenants de s'approprier des connaissances théoriques et d'approcher au plus près leur mise en œuvre concrète. Mais pour réussir une étude de cas, notamment en situation d'examen, il est indispensable de respecter des règles de lecture, de réflexion, de structuration et de rédaction qu'exige cet exercice pédagogique. C'est le propos de cet ouvrage de donner à ses lecteurs, professeurs, formateurs, étudiants, apprenants, les clefs de la réussite à l'épreuve d'étude de cas dans les domaines du marketing, du management et de la communication.

Biographie :

Installé dans le sud-est de la France, Christian Soleil travaille comme consultant en management et communication pour diverses entreprises et structures européennes. Il publie depuis l'âge de vingt ans des ouvrages dans les domaines les plus variés : romans, théâtres, essais, biographies, recueils de contes et légendes. Il puise son inspiration dans les grandes villes d'Europe, des États-Unis et du Japon entre lesquelles il voyage dès que ses occupations professionnelles lui en laissent le temps.

Thème : Economie / Droit

Nombre de pages : 98

Format : Roman (134x204)

ISBN livre papier : 9782332755766

ISBN livre téléchargement : 9782332755773

Date de publication : 23 June 2014

Prix : 12,00 euros

Christian Soleil publie un ouvrage pratique sur l'étude de cas
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 20:49
Christian Soleil dévoile la chanteuse Barbara

Christian Soleil a suivi la carrière de Barbara tout au long des décennies 1980 et 1990. Devenue une véritable diva, adulée par ses fans, égérie de la gauche, Barbara a fini sa vie dans une gloire indiscutable. La femme intime pourtant restait d'une grande simplicité, et elle reçut Christian Soleil à de nombreuses reprises. L'occasion, pour le jeune journaliste qui commençait de publier ses premiers romans, de prendre des notes régulières et fournies, de réaliser des interviews et de cerner la femme blessée derrière le mythe. Cet ouvrage est une évocation du personnage que connut Christian Soleil, un récit de leurs rencontres régulières à St Etienne, Lyon, Avignon et Paris, un portrait attachant qui contient une biographie complète dans une structure de mise en abîme. A lire absolument pour ceux qui admirèrent l'aigle noir...

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 19:59
Christian Soleil publie un nouvel ouvrage sur Jean Marais

"Jean Marais, le dernier héros" : c'est le titre du nouveau livre de Christian Soleil, à paraître courant mars 2014. Une biographie documentée et attachante de l'acteur qui cassa la gueule à Alain Laubreaux, le journaliste collaborationniste, qui incarna un certain style français dans les années 1940 et 1950 et qui accompagna Cocteau toute sa vie et au-delà.

Christian Soleil a bien connu Jean Marais dans les années 1990. L'acteur lui a donné de nombreuses interviews à Monaco, à Milly, à Montmartre et à Vallauris. "Jean Marais, le dernier héros" est la biographie à ce jour la plus documentée publiée sur le comédien.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:28

« De manière assez paradoxale, jamais notre économie marchande n’a autant baigné dans la gratuité. Les publicités n’arrêtent pas de nous proposer des produits et des services gratuits… Pourtant, à bien y réfléchir, le concept de la gratuité est extrêmement complexe. Ce qui est gratuit n’a pas la même signification pour un économiste, un sociologue, un ethnologue ou bien encore un théologien. (…)

« Chacun sent bien, par exemple, qu’il y a une différence entre l’école publique, le potlatch ou bien encore la presse gratuite, même si ces trois objets font tous référence à la gratuité. Dans le cas de l’école, on a affaire à un service public financé par l’argent des contribuables et l’État impose la gratuité de ce service qu’il considère comme fondamental pour l’édification des citoyens. Le potlatch, qui a notamment été étudié par Marcel Mauss dans son « Essai sur le don », renvoie à une forme religieuse de l’offrande : le don est par essence gratuit, mais il conditionne une forme de reconnaissance sociale. Quant à la presse gratuite, elle est financée par l’argent de la publicité et ses lecteurs ont le sentiment qu’on leur offre quelque chose, même s’il est parfois bien difficile d’identifier la nature exacte du cadeau…

« Bref, la gratuité a envahi notre vie quotidienne et nous croulons sous les échantillons gratuits, certains consommateurs se vantant même d’arriver à ne vivre que de produits qu’ils n’achètent pas ou qu’ils se font rembourser. (…) Dans ces conditions, il était bien normal qu’Internet participât à cette culture de la gratuité et devienne même le fer de lance de ce mouvement de fond qui vous fait passer pour un ringard quand vous avouez que vous avez acheté de la musique sur Internet. (…)

« Il n’y a pas de repas gratuit »

« Cette célèbre formule de Milton Friedman, économiste de l’école de Chicago, s’applique bien entendu aussi au domaine de l’Internet et le bon sens nous commande de reconnaître que rien n’est vraiment gratuit en ce bas monde. Attardons-nous un instant sur la présupposée gratuité d’Internet. On entend dire très souvent que sur Internet les échanges sont dématérialisés, ce qui induit une certaine forme de gratuité.

« Il y a dans cette formulation un contresens technique que nous allons tenter d’expliciter : si l’on prend l’exemple de la musique, jusqu’à un passé récent, le moyen le plus simple pour écouter son chanteur préféré tout en faisant son jogging, consistait à se procurer un CD et à l’insérer dans un baladeur. Aujourd’hui, la donne technologique a changé et on utilise un baladeur MP3 qui aura été alimenté par des chansons téléchargées (illégalement ou non) sur Internet, ou bien grâce à un CD que l’on aura « rippé » sur son disque dur. En quoi le fait que l’on ne voie plus vraiment la matérialité du disque confère-t-il un caractère immatériel à l’écoute d’une chanson ?

« L’adjectif virtuel que l’on associe volontiers au cyberespace indique bien également que la matérialité des phénomènes techniques n’apparaît pas clairement à l’utilisateur qui dispose d’un bureau virtuel ou d’une mémoire virtuelle. Pour autant, il ne s’agit absolument pas de nier cette matérialité et l’absence de sa perception ne signifie pas du tout qu’elle soit inexistante. Si l’on reprend notre exemple de baladeur MP3, il faudra pour l’alimenter l’existence d’un réseau physique (câble en fibre optique, câble en cuivre, satellite, liaison radio, routeurs, répéteurs, etc.), d’un opérateur Internet (les fameux FAI, fournisseurs d’accès) à qui l’on paye un abonnement, et un ordinateur (écran, clavier, souris, unité centrale, etc.). En matière de dématérialisation, il faut quand même avouer que l’on fait mieux. Et l’on ne parle même pas des logiciels nécessaires à l’ensemble des opérations ni du coût en électricité dont des études récentes montrent qu’Internet n’est pas vraiment écologique en la matière.

« Dans ces conditions, pourquoi s’ingénier à parler de l’économie des biens immatériels ? Le droit de la propriété intellectuelle reconnaît un caractère immatériel à l’œuvre d’art, mais il nous est impossible de ne pas constater que toute expression artistique requiert une certaine forme de matérialité pour toucher un public. Et ce n’est pas la numérisation de l’information, qu’il s’agisse de musique, de cinéma ou de littérature, qui va changer au fond les choses.

« En passant d’un support à un autre, on a certes fait des économies qui sont parfois spectaculaires (notamment dans le cas du livre numérique), mais le passage au support numérique n’implique pas la dématérialisation et par conséquent la gratuité totale du processus de production et de diffusion des œuvres d’art.

« Pourtant, pour de nombreux internautes, la Toile est devenue synonyme de gratuité en matière de musique et de cinéma puisqu’en quelques clics il est possible de faire son marché sans rien dépenser et ainsi profiter des œuvres, parfois même avant leur commercialisation. Cette situation a fait réagir les professionnels de l’industrie du disque et du cinéma car la généralisation d’Internet couplée à la montée en puissance des débits et à l’émergence des logiciels de P2P (peer-to-peer) qui autorisent le partage de fichiers entre des millions d’internautes ont contribué à mettre en place un système de piratage généralisé à l’échelle industrielle.

« Un des grands arguments des défenseurs du P2P est que ceux qui téléchargent beaucoup de musique sont en fait de gros acquéreurs de biens culturels, le téléchargement de musique leur permettant de découvrir de nouveaux artistes dont ils s’empressent par la suite d’acheter les disques. Dans cette optique, le P2P servirait donc de vitrine virtuelle, ce qui devrait logiquement développer les ventes de disque. Malheureusement, les faits sont parfois têtus et viennent démentir les plus belles argumentations. En effet, depuis cinq ans, les ventes de disques sont en perpétuelle chute, ce que confirment les chiffres du rapport de l’Observatoire la musique.

Remise en cause du droit d’auteur

« Parallèlement à l’accroissement du téléchargement illégal, on assiste chez certains théoriciens à une remise en cause du droit d’auteur qui, en France s’est péniblement constitué à partir du XVIIIème siècle. (…) En fait, un des principaux arguments des détracteurs du droit d’auteur est que le changement de support doit forcément impliquer une modification du droit. En quoi le passage d’un support comme le CD à un support qualifié d’immatériel comme le format MP3 pourrait-il bien changer la donne du point de vue du droit d’auteur ? Il me semble que l’on confond une réalité technique avec un problème purement intellectuel.

« Dans le même ordre d’idées, bon nombre d’internautes somment le droit d’auteur de s’adapter aux nouvelles technologies. En général, ceux qui souhaitent légaliser le téléchargement n’argumentent jamais leur thèse, mais assènent comme une évidence que c’est au droit de s’adapter. Il semblerait que personne n’ose poser la question inverse : pourquoi Internet ne s’adapterait-il pas au droit d’auteur ? Pourquoi balayer d’un revers de main le droit de la propriété littéraire et artistique qui, bien qu’historiquement récent, est toutefois beaucoup plus ancien qu’Internet ? Les amateurs de nouvelles technologies seraient-ils à ce point ignorants du sens de l’histoire pour souhaiter annihiler sans vergogne l’héritage des deux-cents dernières années et nier le contexte historique de l’élaboration du droit d’auteur ?

« D’un point de vue purement symbolique, accepter de copier sans payer une œuvre, c’est implicitement reconnaître, non pas que l’œuvre n’a pas de valeur, mais que l’auteur n’est pas digne de recevoir une juste rétribution pour son travail. Et si nous réapprenions « la considération qu’on doit aux gens de lettres » et admettions que cette première forme de reconnaissance passe par le paiement d’un droit d’accès à leurs œuvres ?

« À force de copier à tour de bras sans devoir rendre des comptes à qui que ce soit, certains internautes pensent d’ailleurs que tout leur appartient et on peut voir dans la généralisation du copier-coller chez les lycéens et les étudiants une conséquence de cette attaque systématique du droit d’auteur. Si la propriété intellectuelle n’existe plus, pourquoi se forcer à réfléchir à traiter le sujet d’un devoir alors qu’il suffit de recopier la prose de quelqu’un d’autre ? (…)

« Prostitution informationnelle »

« Je terminerai en évoquant brièvement ce que je nomme la prostitution informationnelle. Nous utilisons souvent sur Internet des services gratuits parce que nous acceptons de monnayer notre vie privée. Nous vendons nos données personnelles à des marchands qui, en échange, nous fournissent gratuitement un service. Bien entendu, parler de gratuité en la matière est un abus de langage puisqu’il y a une transaction plus ou moins consciente entre l’internaute et le fournisseur de services. On peut ainsi légitimement se demander si tous les utilisateurs du service de messagerie de Google, Gmail, ont bien lu la clause du contrat qui stipule que « les ordinateurs de Google traitent les informations contenues dans vos messages électroniques à des fins diverses, et notamment afin d’assurer l’affichage et la mise en page des informations, d’afficher des annonces publicitaires et des liens contextuels ciblés, de prévenir les courriers électroniques indésirables (spams), d’assurer la sauvegarde de vos courriers électroniques, ainsi que pour d’autres motifs nécessaires à la fourniture du service Gmail. »

« Vous avez bien entendu : cela signifie donc que Google procède à une analyse sémantique de vos courriels et vous envoie en retour de la publicité. Imaginez-vous un système où le facteur ouvre votre courrier avant de le déposer dans votre boîte aux lettres et glisse ensuite quelques publicités ciblées en fonction du contenu des lettres que vous avez reçues ? La gratuité ne peut pas tout justifier et il paraît extrêmement dangereux d’abandonner certains principes sous le prétexte de la gratuité.

« On pourrait multiplier à l’envi ce genre d’exemples en examinant les clauses des contrats des principaux services gratuits sur Internet. Les réseaux sociaux, et notamment Facebook, sont de véritables machines à engranger des données personnelles. Les sites qui permettent de retrouver ses anciens copains d’école (Copains d’avant ou Trombi) sont aussi d’excellents moyens d’obtenir des renseignements sur la vie privée des gens. Mais que ne ferait-on pas pour retrouver ses anciens camarades de classe même si l’on ne prend pas la peine de s’interroger sur les raisons qui font qu’on les a perdus de vue ?

« On nous a pourtant appris qu’il fallait lire les petites lignes des contrats, mais comme les contrats qui nous lient à ces fournisseurs de service n’engagent pas d’espèces sonnantes et trébuchantes, nous ne prenons pas le temps ni la peine de lire les clauses de ces textes qui sont pourtant souvent fort instructifs. Par exemple, certains de mes collègues sont fanatiques d’un outil qui se nomme Doodle et qui permet d’effectuer des sondages en ligne, ce qui se révèle pratique pour fixer par exemple la date d’une réunion. Quand je les ai interrogés pour savoir s’ils avaient lu la déclaration de Doodle en matière de confidentialité, ils ont répondu par la négative et ont sans doute pensé que j’étais un dangereux paranoïaque. Pourtant, quand on prend la peine de lire jusqu’au bout la prose de Doodle, on s’aperçoit que toutes les clauses sont conformes au respect de la vie privée, mais que la dernière stipule que la politique de confidentialité peut être remise en cause à tout moment, sans préavis…

« Pour finir, on peut aussi légitimement s’interroger sur la pertinence d’un moteur de recherche gratuit. La recherche de l’information (tout comme sa production) coûte cher et il faut bien que quelqu’un paye. Prétendre que l’on peut, sans effort intellectuel, accéder à des informations pertinentes est une vision de la recherche d’information qui transforme le citoyen en automate et pas en sujet raisonnable. Mais que penser également de la représentation induite par le bouton « J’ai de la chance » d’un célèbre moteur de recherche ? La recherche d’information s’apparente-t-elle à une tombola ?

« En conclusion, je dirai qu’il ne s’agit absolument pas d’appeler au boycott d’Internet, mais tout simplement de prôner une pratique raisonnée de la Toile où les mots ont encore un sens. Soyons des acteurs avisés de l’Internet et ne tombons pas dans les pièges grossiers que nous tendent les marchands quand ils nous promettent la gratuité. Si nous sommes devenus leur cible, posons-nous la question de savoir qui nous tire dessus et pourquoi. Restons sur nos gardes et refusons la culture du gratuit, sinon nous allons le payer fort cher. »

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 15:00
Management : les dessous d'un mythe

Il existe un nombre incalculable de listes des qualités que devraient en théorie posséder les managers et les leaders efficaces. En général, ces listes sont courtes. Qui prendrait au sérieux, en effet, une liste composée de dizaine de points ? Ainsi, dans une brochure qui présente un programme de MBA, l’université de Toronto Business School répond : « Le courage de défier le statu quo. De prospérer dans un environnement exigeant. De collaborer pour un monde meilleur. De fixer des directions claires dans un monde qui change vite. De prendre des décisions sans crainte. »

Le problème qui se pose : ces listes ne sont pas consistantes. Elles contiennent toutes sortes de caractéristiques différentes. Par exemple, quid de l’intelligence innée dans la liste qui précède, ou des qualités d’écoute, ou de l’énergie personnelle ? Pourtant, ces traits sont aussi importants, n’est-ce pas, pour le manager d’aujourd’hui ? Pas de problème : ils apparaissent sur d’autres listes. Alors si nous voulons découvrir ce qui rend un manager vraiment efficace, il nous faudra combiner toutes ces listes.

C’est donc ce que nous allons maintenant tenter de faire : lister les qualités tirées de l’ensemble des listes supposées sérieuses que nous pouvons compiler. Cette liste contient 52 points. Si vous êtes au top sur ces 52 points, nul doute que vous ne soyez un excellent manager, peut-être même, qui sait, un véritable leader.

LISTE DES QUALITES FONDAMENTALES POUR UN MANAGEMENT EFFICIENT

Courageux

Engagé

Curieux

Confiant

Candide

Réfléchi

Lucide

Ouvert / Tolérant (envers les gens, les ambiguïtés et les idées)

Innovant

Communicant (dont qualités d’écoute)

Connecté / Informé

Perceptif

Intelligent / Sage

Analytique / Objectif

Pragmatique

Décisif (Tourné vers l’action)

Pro-actif

Charismatique

Passionné

Inspirant

Visionnaire

Energique / Enthousiaste

Positif / Optimiste

Ambitieux

Tenace

Zélé

Collaboratif / Participatif / Coopératif

Entraînant

Sympathique / Empathique

Stable

Encourageant

Juste

Responsable

Ethique / Honnête

Consistant

Flexible

Equilibré

Intégratif

Grand

Ce dernier point peut indéniablement surprendre. Il n’apparaît en effet sur aucune des listes que nous avons étudiées. Il pourrait pourtant être placé en priorité, bien avant d’autres critères plus couramment admis. En effet, des études américaines ont démontré que les managers sont en général plus grands que la moyenne de la population.

Tout cela fait partie de notre grand roman du leadership, qui d’un côté place des humains ordinaires sur un piédestal managérial (« Machin est le parfait manager pour la situation : il va nous sauver ») et d’autre part les descend en flèche dès lors qu’ils échouent (« Comment Machin a-t-il pu se planter à ce point ? »). Pourtant certains managers restent debout, même s’ils ne persistent pas longtemps sur un stupide piédestal. Pourquoi et comment ?

La réponse est simple : ils sont imparfaits. Nous sommes tous imparfaits. Mais leurs imperfections spécifiques ne sont pas fatales, en tout cas pas dans les circonstances où ils exercent leurs fonctions. Après tout, Superman aussi était imparfait : vous vous souvenez de la kryptonite ?

Si vous voulez découvrir les défauts de quelqu’un, deux solutions : soit vous épousez cette personne, soit vous travaillez pour elle. Ses défauts deviendront vite évidents. Une autre évidence surgira dans le cadre de cette relation, en tout cas si vous êtes un être humain mature qui a fait un choix globalement raisonnable : on peut en général très bien vivre avec ces défauts. Les managers, comme les mariages, réussissent. Le monde, par conséquent, continue de se dérouler de sa manière inimitable et imparfaite. Pas toujours d’ailleurs : les politiciens sont devenus très experts dans l’exercice qui consiste à masquer les défauts jusqu’à ce qu’ils deviennent fatals. Par exemple, l’un des objectifs dans les débats télévisés est de démontrer que leur opposant a des défauts qu’eux, au contraire, n’ont pas (ou en tout cas qui ne se sont pas révélés avant leur hypothétique élection). L’hypothèse est que la candidature défectueuse devrait échouer. Peut-être que cette farce théâtrale est l’une des raisons pour lesquelles les électeurs sont désabusés face au leadership politique…

Ce qui, bien sûr, amène à la conclusion que toutes ces listes de qualités managériales dignes de Superman sont aussi remplies de défauts. Certains managers réussissent même quand ils ne répondent pas à toutes leurs injonctions tacites. Mais, ce qui est pire, ces listes sont souvent entièrement fausses. Par exemple, un leader doit être décisif et il doit être décent. Qui oserait discuter ces qualités ? Tout d’abord, toute personne ayant travaillé pour un leader qui a obtenu des résultats ? Et quid des Américains dont le président a appris l’importance d’un esprit décisif dans une salle d’étude de Harvard et qui a certainement fait preuve d’esprit de décision pour faire la guerre en Iraq. La liste de l’université de Toronto nomme cette qualité « décision sans crainte ». C’était sûrement son état d’esprit. Dans son combat contre « l’ennemi terroriste » en Afghanistan, le même président a eu « le courage de défier le statu quo », tandis qu’Ingvar Kamprad, qui a fait d’IKEA l’une des chaînes de vente au détail les plus prospères de l’histoire du commerce, a pris quinze longues années pour définir une stratégie cohérente et « fixer sa direction dans un monde en changement permanent ». En fait, il a réussi parce que le monde du meuble ne changeait pas : c’est lui qui l’a changé.

REFERENCES

Meindl, J.R., Ehrlich, S.B. et Dukerich, J.M. (1985) « The romance of leadership », Administrative Sciences Quarterly, 30, 78-102.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 10:25

Le roman "Demian", de Herman Hesse, est l'une des oeuvres les plus émouvantes et attachantes de cet auteur mythique du début du XXe siècle. Le prologue de cet ouvrage constitue une excellente introduction à l'oeuvre de ce "Dichter", au sens le plus profond où les Allemands l'entendent.

"Pour raconter mon his­toire, il me fau­drait retourner très loin dans le passé. Il me fau­drait, si cela était pos­sible, reculer jusqu’aux toutes pre­mières années de mon enfance, et au-​​delà encore, jusqu’à mes ori­gines les plus lointaines.

"Les écri­vains, lorsqu’ils com­posent des romans, font souvent comme s’ils étaient Dieu et comme s’ils pou­vaient embrasser et com­prendre dans son ensemble une vie humaine quel­conque, et la raconter comme Dieu pourrait se la raconter, sans voile, en accordant à chacun de ses épisodes la même valeur. Cela, je ne le puis, pas plus qu’ils ne le peuvent. Mais mon his­toire est pour moi plus impor­tante que n’importe quel écrivain la sienne, car elle m’appartient en propre, et elle est l’histoire d’un homme, non pas inventé, idéal, n’existant pas en dehors du livre, mais d’un homme qui, une fois, a vécu réel­lement. Ce qu’est un homme qui vit réel­lement, on le sait aujourd’hui moins que jamais, et l’on tue ses sem­blables - dont chacun est un essai unique et pré­cieux - en masse. Si nous n’étions pas autre chose que des êtres ne vivant qu’une fois, une balle de fusil suf­firait en effet à sup­primer chacun de nous, et alors raconter des his­toires n’aurait plus aucun sens. Mais chaque homme n’est pas lui-​​même seulement. Il est aussi le point unique, par­ti­culier, tou­jours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spé­ciale, qui ne se répète jamais. C’est pourquoi l’histoire de tout homme est impor­tante, éter­nelle, divine. C’est pourquoi chaque homme, par le fait seul qu’il vit et accomplit la volonté de la nature, est remar­quable et digne d’attention. En chacun de nous souffre la créature ; en chacun de nous un rédempteur est crucifié.

"Beaucoup, aujourd’hui, ignorent ce qu’est l’homme, mais beaucoup le pres­sentent et, par-​​là, il leur est plus facile de mourir, comme il me sera plus facile de mourir quand j’aurai terminé cette histoire.

"Je ne puis me nommer "un initié". J’ai été un cher­cheur, et le suis encore, mais je ne cherche plus dans les astres et dans les livres. Je com­mence à entendre ce qui bruit dans mon propre sang. Mon his­toire n’est pas agréable à lire. Elle n’est pas douce et har­mo­nieuse comme les his­toires inventées. Elle a un goût de non-​​sens, de folie, de confusion et de rêve, comme la vie de tout homme qui ne veut plus se mentir.

"La vie de chaque homme est un chemin vers soi-​​même, l’essai d’un chemin, l’esquisse d’un sentier. Per­sonne n’est jamais parvenu à être entiè­rement lui-​​même ; chacun, cependant, tend à le devenir, l’un dans l’obscurité, l’autre dans plus de lumière, chacun comme il le peut. Chacun porte en soi, jusqu’à sa fin, les restes de sa nais­sance, les dépouilles, les mem­branes d’un monde pri­mitif. Beaucoup ne deviennent jamais des hommes, mais demeurent des gre­nouilles, lézards ou fourmis. Tel n’est humain que dans sa partie supé­rieure, et poisson en bas. Mais chacun de nous est un essai de la nature, dont le but est l’homme. A nous tous, les ori­gines, les mères sont com­munes. Tous, nous sortons du même sein, mais chacun de nous tend à émerger des ténèbres et aspire au but qui lui est propre. Nous pouvons nous com­prendre les uns les autres, mais per­sonne n’est expliqué que par soi-​​même.".

- Herman HESSE, Demian (1919), ed. Stock, col­lection "La Cos­mo­polite", Pro­logue, Paris, 2004, pp. 25-​​27, traduit de l’allemand par Denise Riboni, et Projet 22 pour les pas­sages sur­lignés en gras.

Herman Hesse en Suisse

Herman Hesse en Suisse

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 10:09

Le roman Demian, de Herman HESSE fut publié en 1919. C'est l'une des œuvres les plus marquantes et les plus émouvantes de la littérature allemande moderne. Le prologue à ce roman témoigne de la profondeur de écrits de Herman HESSE. En voici donc la reproduction fidèle, pour donner envie d'aller plus loin...

"Pour raconter mon his­toire, il me fau­drait retourner très loin dans le passé. Il me fau­drait, si cela était pos­sible, reculer jusqu’aux toutes pre­mières années de mon enfance, et au-​​delà encore, jusqu’à mes ori­gines les plus lointaines.

"Les écri­vains, lorsqu’ils com­posent des romans, font souvent comme s’ils étaient Dieu et comme s’ils pou­vaient embrasser et com­prendre dans son ensemble une vie humaine quel­conque, et la raconter comme Dieu pourrait se la raconter, sans voile, en accordant à chacun de ses épisodes la même valeur. Cela, je ne le puis, pas plus qu’ils ne le peuvent. Mais mon his­toire est pour moi plus impor­tante que n’importe quel écrivain la sienne, car elle m’appartient en propre, et elle est l’histoire d’un homme, non pas inventé, idéal, n’existant pas en dehors du livre, mais d’un homme qui, une fois, a vécu réel­lement. Ce qu’est un homme qui vit réel­lement, on le sait aujourd’hui moins que jamais, et l’on tue ses sem­blables - dont chacun est un essai unique et pré­cieux - en masse. Si nous n’étions pas autre chose que des êtres ne vivant qu’une fois, une balle de fusil suf­firait en effet à sup­primer chacun de nous, et alors raconter des his­toires n’aurait plus aucun sens. Mais chaque homme n’est pas lui-​​même seulement. Il est aussi le point unique, par­ti­culier, tou­jours important, en lequel la vie de l’univers se condense d’une façon spé­ciale, qui ne se répète jamais. C’est pourquoi l’histoire de tout homme est impor­tante, éter­nelle, divine. C’est pourquoi chaque homme, par le fait seul qu’il vit et accomplit la volonté de la nature, est remar­quable et digne d’attention. En chacun de nous souffre la créature ; en chacun de nous un rédempteur est crucifié.

"Beaucoup, aujourd’hui, ignorent ce qu’est l’homme, mais beaucoup le pres­sentent et, par-​​là, il leur est plus facile de mourir, comme il me sera plus facile de mourir quand j’aurai terminé cette histoire.

"Je ne puis me nommer "un initié". J’ai été un cher­cheur, et le suis encore, mais je ne cherche plus dans les astres et dans les livres. Je com­mence à entendre ce qui bruit dans mon propre sang. Mon his­toire n’est pas agréable à lire. Elle n’est pas douce et har­mo­nieuse comme les his­toires inventées. Elle a un goût de non-​​sens, de folie, de confusion et de rêve, comme la vie de tout homme qui ne veut plus se mentir.

"La vie de chaque homme est un chemin vers soi-​​même, l’essai d’un chemin, l’esquisse d’un sentier. Per­sonne n’est jamais parvenu à être entiè­rement lui-​​même ; chacun, cependant, tend à le devenir, l’un dans l’obscurité, l’autre dans plus de lumière, chacun comme il le peut. Chacun porte en soi, jusqu’à sa fin, les restes de sa nais­sance, les dépouilles, les mem­branes d’un monde pri­mitif. Beaucoup ne deviennent jamais des hommes, mais demeurent des gre­nouilles, lézards ou fourmis. Tel n’est humain que dans sa partie supé­rieure, et poisson en bas. Mais chacun de nous est un essai de la nature, dont le but est l’homme. A nous tous, les ori­gines, les mères sont com­munes. Tous, nous sortons du même sein, mais chacun de nous tend à émerger des ténèbres et aspire au but qui lui est propre. Nous pouvons nous com­prendre les uns les autres, mais per­sonne n’est expliqué que par soi-​​même.".

- Herman HESSE, Demian (1919), ed. Stock, col­lection "La Cos­mo­polite", Pro­logue, Paris, 2004, pp. 25-​​27, traduit de l’allemand par Denise Riboni, et Projet 22 pour les pas­sages sur­lignés en gras.

Heman Hesse en Suisse

Heman Hesse en Suisse

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 09:45

La communication financière des entreprises américaines peut désormais recourir en toute légalité aux canaux très puissants que sont devenus les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook.

C'est le gendarme de la bourse (SEC, Securities and Exchange Commission), outre-Atlantique, qui légalise cette pratique qui est mise au même niveau que les communiqués officiels ou les publications sur les sites Internet.

Les réseaux sociaux peuvent être utilisés tant que les investisseurs sont prévenus du canal de communication qui sera utilisé, afin d'assurer un accès identique à ces informations pour tous les investisseurs, individuels comme institutionnels.

« La plupart des réseaux sociaux représentent des méthodes de communication parfaitement adaptées pour les investisseurs sauf si l'accès y est restreint ou si les investisseurs ne savent pas vers lequel elles doivent se tourner pour obtenir les dernières nouvelles publiées » a expliqué George Canellos, directeur de l'application des réglementations à la SEC.

Cette décision clôt un débat ouvert outre-Atlantique sur la légalité des informations financières publiées sur les réseaux sociaux. Il avait été alimenté par une annonce effectuée en juillet 2012 sur Facebook par le PDG de Netflix, spécialisé dans la vidéo à la demande, à propos de statistiques de téléchargement en hausse, ce qui avait stimulé ponctuellement son cours de bourse.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 05:59

 

Demandez à n’importe quel journaliste. Tous vous diront que 99% de la centaine de dossiers de presse qu’ils reçoivent finissent dans le broyeur à papier de leur corbeille sans même avoir été ouverts. Fainéantise, manque de temps, priorités du moment… Peu importe. La profession est ainsi faite que vous ne pourrez pas changer cette donne. Toutefois, le dossier de presse reste l’outil stratégique numéro un de vos plans de communication. À condition de faire partie des 1% d’élus. Comment ? Suivez le guide.

L’importance du dossier de presse

Comme expliqué en introduction, le temps des journalistes est une denrée rare. Toutefois, ce qui pourrait s’apparenter à une contrainte impossible à contourner est en réalité une Opportunité, avec un grand O, de prendre le contrôle d’une partie de votre communication. Admettons que le beau dossier de presse que vous avez pris soin d’envoyer par coursier ou par mail, accompagné d’un beau petit texte, ait le bonheur d’être lu par son destinataire. À condition d’avoir été soigneusement rédigé, sachez qu’il y’a de grandes chances que le journaliste concerné se contente, si vous l’avez convaincu de faire un papier à votre sujet, de copier-coller le contenu du fameux dossier. Quelle meilleure opportunité que de pouvoir obtenir, indirectement, une tribune libre dans les journaux de votre choix pour parler de vous ? Pour cette raison, vous vous devez de tenir la question du dossier de presse en haute estime… Et de vous y atteler avec soin et intelligence.

Les clés de l’envoi et de la forme

Ou comment faire partie des 1% d’élus. Contrairement à la grande majorité qui pensent d’abord à la rédaction du contenu textuel, vous devez faire de l’envoi, et son procédé, et de la forme, d’un point de vue visuel, vos priorités numéro 1. Ceci implique d’adapter votre texte à ces données, et non pas l’inverse.

Le but est simple : attirer l’œil, et donc l’attention de votre destinataire en vous démarquant de la masse informe de dossiers qui trainent sur son bureau.

Le premier moyen de vous faire remarquer est la manière dont vous allez envoyer votre dossier. La solution de facilité, et instinctive, est un envoi par mail. Manque de budget pour l’impression, rapidité d’exécution… Ok. Si vous ne pouvez contourner ces contraintes, pourquoi pas. Cependant, vous devez, avant de procéder, remplir deux tâches indispensables à la réussite de votre démarche :

 

 

  • Obtenir l’adresse mail personnelle et directe de votre interlocuteur ;
  • Avoir établi au préalable un premier contact avec la personne.

Le mieux étant de commencer par envoyer un mail court, simple et efficace – en utilisant de l’humour si le sujet de votre communication s’y prête – pour établir le dialogue.

Exemple :

Bonjour, ici Gérard Lamont, PDG des jeans Lamont. Étant moi-même lecteur de votre magazine XXX, je vous contacte, car nos deux productions partagent le même esprit. Pourquoi ne pas collaborer ensemble ? Vous trouverez mes coordonnées personnelles en bas de page. À très vite. Gérard.

Remarques :

 

 

  • Évitez de passer par vos attachés de presse. Flattez l’égo du journaliste en lui donnant l’impression que c’est la personne la plus haute placée dans l’organigramme qui s’adresse à lui ;
  • Notifiez votre connaissance du journal / magazine / site / blog / etc. auquel vous-vous adressez pour établir un premier lien de proximité ;
  • Proposez une « collaboration », qui sous-entend que lui aussi aurait à gagner de parler de vous ;
  • De fait, vous ouvrez le champ des possibles des manières dont vous pourriez travailler ensemble ;
  • Ne paraissez pas « needy » en demandant explicitement une parution ;
  • Laissez vos coordonnées directes et personnelles.

En cas de réponse, envoyez directement votre dossier de presse.

Sinon, passés 5 jours, faites la démarche de vous même en utilisant l’excuse du « je viens d’obtenir la mise à jour le dossier de presse des jeans Lamont ».

Dans le cas où votre budget vous le permet, procédez par un envoi par coursier, accompagné d’un petit mot rédigé à la main, histoire de sous-communiquer votre considération envers votre destinataire. N’hésitez pas à envoyer un échantillon ou autre « free gift » en rapport avec le sujet de votre démarche. Les journalistes adorent les petites attentions. Comme des grands enfants. Mieux encore : envoyez un free gift accompagné du mot manuscrit et d’une clé USB dans laquelle se trouvera votre dossier de presse . Original. Et rien de mieux pour vous démarquer.

En ce qui concerne la forme, ne lésinez pas sur les moyens en terme de mise en page et de graphisme. Soignez la présentation et le support sur lequel vous imprimez votre dossier. Pour cela, faites preuve de créativité. Mille et une manières existent. Aucune contrainte autre que celle d’être original et cohérent avec votre sujet. Le format « cahier » n’est pas une fatalité. Dans le cas des jeans Lamont, un jean avec le texte imprimé à même la toile, une clé USB accrochée au passant de ceinture, un dossier qui se déplie en forme de machine à coudre… De la créativité que diable !

De l’art du prêt à copier-coller

Nous voici arrivés à la question du texte. Ce que vous allez donner à lire aux journalistes. La première chose à faire est de penser « court et synthétique ». Encore une fois, quitte à me répéter, les journalistes n’ont pas le temps. Alors inutile de les abreuver avec des centaines de lignes de roman. Allez droit aux buts… En étant rusé.

Parce que la majorité de ceux qui voudront bien écrire à votre sujet préféreront se contenter de grossièrement copier-coller le contenu du dossier, en l’enjolivant à leur sauce et en apposant leurs initiales en bas de texte. De fait, profitez de la situation en plaçant mots / concepts / phrases / notions clés que vous voulez voir apparaître dans les articles à votre sujet. Mieux : n’hésitez pas à les mettre en évidence, par un code de couleur ou de police.

En ce qui concerne le style, ne vous embarrassez pas de chichis. Vous n’écrivez pas pour le Goncourt. Soyez clairs, nets et précis. Dans un français de bon niveau, bien entendu. N’hésitez pas à lire les pages des magazines qui constituent votre cible, et de vous inspirer un minimum de leur manière d’écrire.

Le plan d’attaque idéal

Ce n’est pas la recette magique, mais une structure simple qui devrait vous permettre d’être le plus efficace.

 

 

  • Page 1 : le mot du PDG / Fondateur / Créateur / etc.

Le moyen d’établir un premier contact est de mettre un visage sur un projet. Faites court, mais bien. Ici, vous présentez la naissance de votre boite, son objectif, mais aussi le vôtre à travers votre entreprise, en quelques lignes. Terminez par une formule de politesse claire qui propose une collaboration. Exemple « Alors, envie d’embarquer avec nous dans l’aventure Lamont ? ».

  • Page 2 : la présentation de l’entreprise

Ici, vous insérez ce qui peut s’apparenter, mais aussi s’utiliser, comme le communiqué de presse de votre entreprise.

Commencez par reprendre sa date de naissance et enchainez par présenter ce qu’elle produit et quelle est sa valeur ajoutée, son originalité et ses perspectives pour l’avenir ainsi qu’une formule de politesse pour finir sur une proposition de collaboration.

  • Page 3 : la page de la revue de presse

Ici, vous mettez en valeur vos parutions presse et médias. Logos des chaines de télé, de magazine, sous le style « vu sur… ». Casez des citations élogieuses à votre égard. Ho et n’hésitez pas à faire preuve de créativité, encore une fois, quant à la mise en forme pour éviter l’écueil du listing ennuyeux et inintéressant.

  • Page 4 : la page des chiffres…

Où vous signalez tous les chiffres élogieux à votre égard, dans une forme graphique, encore une fois, créative et plaisante. Nombre de produits vendus, évolution sur votre marché, perspectives pour l’avenir, etc.

  • Page 5 : la page de contacts

Adresse, numéro, emails etc.

 

Et c’est tout. Cela suffit amplement. À condition d’avoir bien pris en compte ce que vous avez lu au préalable.

Le mot de la fin

Pour résumer, vous aurez compris que le nerf de la guerre dans la question du dossier de presse est avant tout la manière dont vous allez arriver à ne pas le faire atterrir directement dans la corbeille de votre destinataire. De fait, la manière de l’envoyer et de le présenter sera votre priorité numéro 1 et devra structurer votre rédaction.

Sous cet angle, le dossier de presse représente un travail important, mais gardez en tête l’opportunité communicationnelle forte qu’il présente, en étant une porte d’entrée vers une possibilité de contrôle de vos prises de paroles. Un jeu qui en vaut vraiment la chandelle.

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